Imprimer Aston Martin DBS Volante

Le chic anglais

Sœur de la voiture fétiche de James Bond, le dernier modèle de la célèbre firme anglaise perpétue la tradition des puissants cabriolets.
L’avenir de la voiture sportive passe très certainement par les déclinaisons cabriolets. On redécouvre le plaisir de rouler cheveux au vent, les sens en éveil et les oreilles bercées par les envolées lyriques d’une mécanique d’exception. Un privilège qu’Aston Martin entretient avec sa dernière livraison : la DBS Volante. Variante du coupé DBS immortalisé dans le dernier James Bond « Quantum of Solace », le cabriolet offre des sensations décuplées.
A l’instar de l’ensemble des modèles de Gaydon, la silhouette est d’une rare élégance. En passant sous la tronçonneuse, la DBS, évolution de la DB9, a conservé l’équilibre de ses formes. Quelques détails hérités du coupé trahissent son ascendance sportive : jupes latérales, calandre très travaillée et extracteur d’air dans le soubassement arrière et jantes de 20 pouces. Seule au sommet de l’élite du cabriolet, - Ferrari, son ennemi de toujours, ne propose pas ce genre de déclinaison à moteur 12 cylindres -, la DBS Volante reste fidèle à la tradition en se coiffant d’une capote en toile triple épaisseur préservant l’isolation thermique et phonique d’un coupé. Elle s’escamote dans son logement en 15 secondes, en roulant jusqu’à 50 km/h. Exposé à la lumière, l’habitacle n’en est que plus savoureux. Mixant le cuir à surpiqûres, l’aluminium, la suédine et la laque de piano noire pour la console centrale (option), la présentation transporte les occupants dans un univers de raffinement indicible. Pas de doute, cette Aston sait recevoir. Sauf aux places arrière, symboliques et réservées uniquement à des enfants en bas âge. Le coffre permet toutefois de loger le sac de golf ou un set de bagages.
Pression sur la clé rectangulaire en saphir insérée dans son logement trônant au sommet de la console centrale, le V12 s’ébroue dans un ineffable ronronnement. Le concert des 48 soupapes peut débuter. La sonorité ensorcelante de la noble mécanique ferait presque oublier l’installation hifi crachant 700 watts. C’est que le V12 ne se fait pas prier pour répandre son venin. Il n’a pas la vigueur d’un V12 italien mais distille une souplesse incroyable qui lui permet de repartir sans rechigner à bas régime. Malgré quelques lenteurs, la boîte automatique Touchtronic facturé 4 500 euros se marie parfaitement à l’onctuosité de la mécanique. A défaut d’une boîte robotisée ou à double embrayage, les clients les sportifs préfèreront la boîte mécanique à 6 rapports, aussi précise que douce. Cerise sur le gâteau, le freinage est géré par des disques en carbone-céramique. Autre bonne surprise, le châssis ne se tord pas sous l’effort à une multitude de renforts améliorant la rigidité mais se payant par une prise de poids d’une bonne centaine de kilos. Le résultat force le respect mais sur les routes tourmentées de la campagne anglaise, l’embonpoint est perceptible. Rien de rédhibitoire car la puissance confortable suffit à vous transporter dans une autre dimension. La souplesse des suspensions enfonce le clou : la Volante est plus une voiture de grand tourisme qu’une sportive. Personne ne s’en plaindra car ce cabriolet d’exception parfaitement utilisable au quotidien n’est jamais aussi à l’aise à un rythme de promenade.





Fiche technique

Moteur : V12 essence, 5 935 cm3, 517 ch, 570 Nm de couple. Transmission : manuelle 6 rapports.
Dimensions : L. 4,72 m, l. 1,90 m, h. 1,28 m.
Consommation : l/100 km.
Emissions CO2 : 388 g/km.
Vitesse : 307 km/h. Prix : 254 900 euros.






Galerie photo

     

     

     

   



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